Commentaire sur Profession-Web

J’ai poste le commentaire suivant dans un article paru aujourd’hui sur Profession-Web:

“On n’est là pour lui, car C’EST LUI QUI ENGAGE.”

Je pense que l’état d’esprit de la phrase ci-dessus explique le turnover élevé et le bas rendement en général de l’industrie du software et du web en Suisse (particulièrement dans le consulting). Je ne suis en aucun cas d’accord avec cette façon de voir les choses.

L’employeur me paie un salaire, certes, mais il faut être clair sur un point: en tant qu’employé je lui offre 40 heures par semaine de mon temps CPU. Et ce n’est pas peu, compte tenu des open-space bruyants, des interruptions sans cesse et des horribles environnements de travail que certaines entreprises offrent a ses employés. Sans compter celles qui se donnent un plaisir de payer des salaires bien en-dessous de ce que le marché offre, ou qui n’offrent aucun programme de développement de carrière, sous la justification de voir les développeurs comme des machines à taper du code et rien d’autre.

On ne travaille pas POUR un employeur, mais AVEC un employeur. La différence est ENORME. Ce n’est pas une relation unidirectionnelle, mais bien bidirectionnelle.

Lors d’un entretien, c’est aussi au “candidat” de voir en quelques minutes si le cadre de travail, le projet et surtout les gens, sont agréables, intéressants, pour savoir s’il vaut la peine de signer le contrat. L’employeur doit donc aussi préparer l’entretien, chaque jour, en faisant de son entreprise celle qui sortira du lot, pour que les meilleurs viennent à lui.

Le livre “Peopleware” a été écrit il y a 20 ans exactement, et pourtant peu de professionnels RH en Suisse romande en ont entendu parler (encore moins lu). Le marché du soft et du web n’est pas similaire aux autres: le turnover peut tuer une entreprise qui compte sur le génie de ses employés, mais il faut savoir aussi que c’est la branche de l’industrie dans laquelle il est le plus simple du monde de changer de travail.

Alors, pas d’autre solution: il est temps de changer les mentalités.

Tant que les sociétés ne se rendent compte (à la façon de Apple, Sun, Microsoft ou Google) qu’il faut créer un cadre de travail exceptionnel pour y accueillir des gens exceptionnels, tout cela pour créer des services et des produits exceptionnels, qui vont générer des bénéfices exceptionnels, les entretiens d’embauche suivront un cours plutôt “classique”, avec une claire distinction “employeur / employé” basés sur une hiérarchie digne du moyen âge, et non pas du 21ème siècle.

LinkedIn is hiring

Another open space! Wheeeeee!!!!!

We’re going to be building out the space to create a environment really optimized for our great engineers, product managers, web developers, designers and quality engineers to all sit and work together. Very high energy, with a lot of thought given to providing the best possible place to design & build the features for the world’s largest professional network. When the space is done in a couple of months, we’ll have room for another 120-150 people, and we’ll post pictures of the launch. But as a teaser, here is a quick 3D rendering of the type of stations we’re planning for the space:

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What I find hard to believe is that the guy actually uses the word “teaser” for the most horrible, common, mediocre of office space setups, one that you can find (and suffer) anywhere on Earth. And 3D rendering? 3D RENDERING? They’ve used a CAD program to do a photo that you can find in any IKEA catalog?

This article is absolutely amazing. The more I read it, the less I understand it. Hasn’t anyone read Peopleware? Geez.

El exilio en clave de humor

El autor de “Diario de una mujer gorda” vuelve a atacar! Tremendo:

-¿Qué otra comunidad de inmigrantes comulga con la mirada argentina de la cultura ibérica? Tengo la impresión de que cualquier ser humano que, por necesidad o elección, se va de su tierra en la edad madura para vivir en otro sitio ajeno, perdiendo sus códigos, su acento, sus amigos del alma, su familia y sus libros y discos de adolescencia, se convierte en otra persona a la fuerza. Y esa otra persona no es ya de ninguna parte. Pero tiene un pariente cercano en cualquier inmigrante, tiene historias comunes con todos los que se han ido. Yo tengo más temas en común con un senegalés que llegó a España en patera que con un francés que vive en París. Somos muchísimos los que estamos en otra parte, los que ya no tenemos en el bolsillo la llave de la casa de nuestros padres. Los inmigrantes somos un país sin bandera y sin himno, pero nos reconocemos por la calle y sabemos cuánto nos cuesta cada día no olvidar de dónde vinimos, de dónde somos.